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calendrier jeudi, 11 février 2021

Drummondville doit se positionner sur le terrain de Larocque et fils

Un « hub » de VIA Rail à Drummondville 

Drummondville, le 11 février 2021 — La Chambre de commerce et d’industrie de Drummond (CCID) souhaite que la Ville de Drummondville considère l’emplacement du terrain de l’entreprise Larocque et fils au centre-ville, qu’elle a récemment acquise, comme lieu tout désigné pour accueillir le futur « hub » de VIA Rail, un projet qui s’inscrit dans de la mise en place du train à grande fréquence (TGF) qui sera implanté sur la rive-nord du Saint-Laurent.

Depuis 2016, la CCID a rencontré et échangé à plusieurs reprises avec les dirigeants de VIA Rail afin de bien positionner Drummondville et la rive-sud du Saint-Laurent dans ce qui sera un redéploiement et une amélioration des services de transport de passagers par train. D’ailleurs, pas plus tard que le 27 janvier dernier, le président de la CCID, M. Dominic Guévin ainsi que sa directrice générale, Mme Alexandra Houle, se sont entretenus avec des responsables de VIA Rail. La CCID a à nouveau reçu la confirmation que le dossier cheminait et que la volonté du géant ferroviaire demeurait.

« Actuellement, il n’y a pas beaucoup de terrain en bordure de la voie ferrée qui peut recevoir ce projet de plaque-tournante. Celui de Larocque et fils constitue le meilleur emplacement. Il serait fort souhaitable qu’il soit réservé pour ce projet sinon il pourrait nous échapper et se retrouver dans une autre ville», a affirmé Alexandra Houle, directrice générale de la CCID.

Qu’est-ce qu’un « hub » ?

La CCID rappelle que le « hub » dont il est question, que l’on peut également appeler « plaque tournante », est une installation regroupant plusieurs liaisons dont il est le point central. Avec l’implantation du projet de TGF sur la rive-nord du Saint-Laurent, la gare de Montréal subira une congestion importante à laquelle s’ajoutera les activités du REM et celles déjà existantes des trains de banlieue. Pour diminuer cette congestion, toutes les activités de transport de passagers entre Montréal et Québec sur la rive-sud du Saint-Laurent seraient déplacées à Drummondville.  Ainsi, tous les départs en direction de Montréal ou de Québec se feront à partir de Drummondville et le retour également.  « On peut même imaginer qu’avec le temps et la demande que des liaisons pourraient s’ajouter entre Drummondville et Victoriaville, Laurier-Station, Lévis, St-Hyacinthe, Saint-Hilaire, Longueuil, etc. C’est ce que l’on appelle du transport collectif Intercités. C’est bon pour l’économie et c’est bon pour l’environnement », a souligné Alexandra Houle. On peut donc prévoir que ce « hub » aura un impact majeur sur le déplacement des personnes, qu’ils soient travailleurs, touristes ou étudiants.

Impacts majeurs pour notre développement

Pour la directrice générale de la CCID, ce « hub » à Drummondville, c’est un peu notre petit REM à nous qui nous connectera au reste du Québec. Il servira également le besoin de main-d’œuvre de nos entreprises, la croissance de notre campus universitaire et le développement de notre offre touristique. Le « hub » est synonyme de projet structurant et de levier de développement important dans notre ville. « Nous espérons que les élus de la Ville de Drummondville conservent ce terrain en prévision de la réalisation du hub », a déclaré Mme Houle en mentionnant que les impacts majeurs sur notre développement sont nombreux et variés.

Les discussions se poursuivent avec les différents paliers de gouvernement. Bien que ceux-ci priorisent la gestion de la pandémie, le projet drummondvillois résonne toujours auprès des différentes instances qui, dans un avenir pas si lointain, investiront dans les infrastructures pour redémarrer l’économie du pays. « Ce projet, c’est exactement ce qu’il faut pour accélérer la croissance économique de notre région et il s’inscrit parfaitement dans le cadre du plan de mobilité durable de la ville », a conclu la directrice de la CCID.

 

 

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