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calendrier vendredi, 27 mars 2020

État de la situation économique des membres CCID et recommandations nationales

Drummondville, le 27 mars 2020 – Au cours des derniers jours, la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond (CCID) a interpellé une cinquantaine de ses membres de tous les secteurs et de toutes tailles afin d’évaluer l’impact de la Covid-19 sur les entreprises de la MRC de Drummond. Au total, 39 gestionnaires ont répondu à l’appel en traçant un portrait plutôt inquiétant, mais fort réaliste.

« Une grande partie des répondants affirment être frappés de plein fouet par l’arrêt de leurs activités et craignent qu’une fermeture au-delà du 13 avril se résument par un arrêt définitif de leur production», a déclaré Mme Alexandra Houle, directrice générale à la CCID. En effet, 23 répondants sur 39 ont confirmé qu’ils encaissaient une perte de revenu de 70% à 100%. De plus, notre sondage démontre que ces entreprises ont dû mettre à pied plus de 1500 employés au total. « 1500 travailleurs qui perdent leur emploi sur 39 entreprises, on s’imagine le portrait global dans la MRC de Drummond », ajoute Mme Houle.

Recommandations nationales

Face à une crise sans précédent, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la CCID interpellent les gouvernements pour mettre en place rapidement de nouvelles mesures encore plus musclées afin de soutenir nos entreprises et leurs travailleurs. « L’annonce par le gouvernement fédéral de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) est certes une alternative intéressante pouvant simplifier le travail des fonctionnaires en plus de couvrir une autre catégorie de travailleurs, mais le gouvernement doit en faire davantage », pense M. Dominic Guévin, président à la CCID.

« Bien que le plan d’aide représente des sommes colossales, on constate que cette nouvelle prestation verserait moins d’argent que l’assurance-emploi et que le Programme d’aide temporaire aux travailleurs (PATT) du gouvernement du Québec. La PCU ne prévoit pas non plus de soutien pour ceux qui recevront une rémunération réduite alors qu’ils continueront à travailler certaines heures afin de maintenir les opérations d’une entreprise », observe Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

« Un programme de subvention salariale temporaire, comme ont instauré plusieurs États européens, aurait été plus efficace, de notre point de vue. Près d’un million de personnes se sont inscrites à l’assurance-emploi la semaine dernière. Ce nombre risque de grimper de façon marquée », ajoute Charles Milliard.

La FCCQ et la CCID propose un programme de subvention salariale administré par les institutions financières. Concrètement, ce programme exigerait des entreprises de transmettre les preuves de paiement de salaire des employés à leur institution financière qui procéderait directement aux remboursements. En finalité, le gouvernement n’aurait qu’à rembourser les institutions. Cette approche respecterait d’ailleurs le principe de guichet unique que tentent d’instaurer les gouvernements.

Afin d’offrir un soutien adéquat et rapide aux entrepreneurs et leurs employés, la FCCQ ainsi que la CCID proposent des mesures qui pourraient être faciles à mettre en œuvre pour les gouvernements :

  • Augmenter à au moins 75% le pourcentage de subvention salariale aux entreprises;
  • Reporter tous les paiements de TPS/TVQ;
  • Adapter et bonifier le programme des prestations de maladie: Le seuil du salaire maximum assurable devrait être rehaussé de 54 200$ à 70 000$ et les prestations devraient passer de 55% à 66%.

« Actuellement, nos entreprises membres de la MRC de Drummond, subissent une crise de liquidités sans précédent. C’est pourquoi, il paraît impensable de les obliger à remettre aux gouvernements les paiements de TPS et TVQ alors qu’elles n’ont toujours pas été payées par leurs clients », souligne M. Guévin en mentionnant que les divers prêts offerts n’aident en rien les PME d’ici qui n’ont pas les moyens d’assumer le remboursement de nouveaux prêts quand la reprise économique ce fera.

« Les subventions salariales sont la façon la plus simple de soutenir l’économie et d’assurer une relance rapide après la crise. Les employés ne perdent pas leur lien d’emploi et les employeurs conservent une main-d’œuvre précieuse. Afin de traverser cette crise sanitaire et économique, la FCCQ et la CCID demandent aux gouvernements de mettre en place dès maintenant ces mesures qui sont à la fois efficaces et souples, plutôt que de multiplier les programmes », a conclu Charles Milliard.

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